Vendredi 30 Juillet 2010 espace membres :       ?

LIBERTES ET DROITS DE L'HOMME

Cette commission se saisit des textes législatifs ou réglementaires touchant aux «droits et libertés fondamentaux», afin de s’assurer de leur respect et de la conformité de ces textes avec les grands principes directeurs du procès pénal et les grands principes du droit (présomption d’innocence, respect des droits de la défense, procès équitable…).

Les projets de loi sur lesquels la commission « Libertés et Droits de l’Homme » se penche font l’objet d’une concertation réfléchie entre ses membres, qui aboutit à la présentation de notes ou de rapports.

Ces documents sont alors exposés lors des Assemblées générales du Conseil National des Barreaux afin de faire l’objet d’un vote, et d’asseoir la position commune de la profession auprès des institutions publiques.

 
 
LE CONSEIL NATIONAL
 Vie des commissions
 Libertés et droits de  l'homme

Organigramme 2006-2008

Actualités de la Commission
Les rapports adoptés
 

Organigramme (2006-2008)

Présidence
Monsieur Didier LIGER

23, rue des Réservoirs
78 000 VERSAILLES

Vice-Présidence
François FAUGERE

288, quai Champollion
46000 - CAHORS



Membres
Bruno GALY

1, rue du Faubourg Saint-Jean
28000 - CHARTRES

Olivier GUILBAUD

81, avenue Raymond Poincaré
75116 - PARIS

Marie-Pierre LAZARD

45, Rue Hôtel des Postes
06000 - NICE

Membres (suite)
Laurent PETTITI

250b, bd Saint Germain
75007 - PARIS

Andréanne SACAZE

62 r Bretonnerie
45000 - ORLEANS

Gérard TCHOLAKIAN

45 rue de Rennes
75 006 PARIS

Responsable du Pôle Juridique
Monsieur David LEVY

e-mail : david.levy@cnb.avocat.fr

Secrétariat du Pôle Juridique
Mademoiselle Pauline Tézier

e-mail : p.tezier@cnb.avocat.fr

 
haut de page
Les dernières Actualités de la Commission
Observations du Conseil National des Barreaux sur la loi tendant à renforcer la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs déférée au Conseil constitutionnel le 31 juillet 2007

Lien vers les observations au format PDF

 
Projet de loi instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté : la position du Conseil National des Barreaux
La profession d’avocat approuve le principe de création d’un contrôleur général des lieux de privation de liberté, indépendant, nommé par décret pour une durée de six ans non renouvelable.

Toutefois, le Conseil National des Barreaux souhaite que le débat parlementaire permette de définir des conditions de désignation garantissant de manière incontestable l’indépendance du contrôleur général.

Il demande que soit exclue toute possibilité pour les autorités responsables du lieu de privation de liberté de s’opposer à la visite du contrôleur général, Cette disposition était prévue dans la proposition de loi relative aux conditions de détention dans les établissements pénitentiaires et au contrôle général des prisons, déposée le 30 novembre 2000 par M. Jean-Jacques HYEST, rapporteur de l’actuel projet de loi, adoptée par le Sénat le 26 avril 2001 et jamais examinée par l’Assemblée Nationale.

Le Conseil souhaite aussi que soit garantie la confidentialité de sa saisine par une personne détenue ou retenue et que soit assuré le financement nécessaire à la mission du contrôleur.

 
Motion sur le projet de loi renforcant la lutte contre la récidive adoptée en Assemblèe Générale le 22 juin

Le Conseil National des Barreaux, représentant la profession d’avocat,

Connaissance prise du projet de loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs instaurant des peines plancher,

Constate qu’il intervient dix-huit mois après la loi du 12 décembre 2005 relative au traitement de la récidive des infractions pénales et trois mois après la promulgation de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance qui est en attente de ses décrets d’application.

Estime que cette succession de textes dans un délai très bref, en l’absence d’étude d’impact et d’évaluation, est faite au détriment, d’une part, d’une véritable réflexion de fond sur les moyens appropriés pour prévenir la récidive, notamment des mineurs, et, d’autre part, de la cohérence des dispositifs répressifs en cette matière.

Demande qu’il soit impérativement tenu compte des principes d’individualisation des peines, de proportionnalité et de nécessité des délits et des peines, d’interdiction des sanctions automatiques, de spécialité de la justice pénale des mineurs et de l’encellulement individuel.

Rappelle que la motivation des décisions d’emprisonnement participe de la nécessaire pédagogie permettant de lutter contre la récidive.

Demande aux parlementaires de ne pas renoncer à ces principes fondamentaux à l’occasion de l’examen de ce projet de loi.

Rappelle que la création d’un observatoire de la récidive des infractions pénales proposée en 2005 est attendue, comme l’est le rapport de la Commission d’analyse et de suivi de la récidive qui devait être remis le 15 janvier 2006.

Appelle à l’adoption rapide d’une loi pénitentiaire d’ampleur permettant de régler le problème de la surpopulation carcérale.

Demande la création d’une Commission chargée de réfléchir à la refonte du code pénal et du code de procédure pénale dans une perspective de simplification et de meilleure accessibilité.

Fait à Angers le 23 juin 2007

Lien vers le rapport présenté en Assemblée générale

 
Etats généraux de la condition pénitentiaire

Les Etats généraux de la condition pénitentiaire dont le Conseil National est partenaire ont adopté, le 14 novembre 2006, une déclaration en dix points formulant les principes qui doivent guider la réforme pénitentiaire qu’ils appelaient de leurs voeux.

Cette déclaration est le fruit d’un travail commun sur la question carcérale des syndicats de magistrats, d’avocats, de personnels pénitentiaires, des associations d’aide à la réinsertion et de protection des droits de l’homme.

Elle résulte de l’analyse d’une consultation de grande ampleur qui a permis à plus 20 000 personnes, dont plus de 15 000 détenus, de la France dans les différents rapports consacrés à l’état de ses prisons, notamment ceux qui émanent des instances nationales et internationales de protection des droits de l’homme.

Cette déclaration finale a été adressée aux candidats à la Présidence de la République dont les réponses sont rendues publiques.

Pour accéder aux réponses des candidats

Pour accéder à l'analyse des États généraux de la condition pénitentiaire

Résultats de la consultation des Etats Généraux de la condition pénitentiaire

Le Conseil National des Barreaux est partenaire des Etats généraux de la condition pénitentiaire. Les documents disponibles sur notre site constituent la présentation et l’analyse des résultats du questionnaire élaboré par l'Observatoire international des prisons et à destination des professionnels intervenant en milieu carcéral, afin de contribuer à nourrir le débat et être force de proposition dans ce domaine.

Prise de parole du 20 octobre au format PDF

Consultation en vue des Etats-Généraux de la condition pénitentiaire (source : BVA)

Consultation en vue des Etats-Généraux de la condition pénitentiaire – Résumé des résultats par thèmes (source : BVA)

Consultation en vue des Etats-Généraux de la condition pénitentiaire – Résumé des résultats par catégories de détenus (source : BVA)

Consultation en vue des Etats-Généraux de la condition pénitentiaire – Résumé des résultats de la consultation en ligne par catégories (source : BVA)

 
Projet de loi relatif à la rétention de sûreté

Paris, le 07 janvier 2008

Le Conseil National des Barreaux, le Barreau de Paris et la Conférence des Bâtonniers, ayant pris connaissance du projet de loi relatif à la rétention de sûreté dont l’examen débutera ce mardi 8 Janvier à l’Assemblée Nationale, s’inquiètent de voir apparaître, pour la première fois dans notre droit pénal, une peine seulement fondée sur la dangerosité supposée d’un citoyen, hors de tout contexte de récidive.

Cette nouvelle peine qui ne connaît pas de limite dans le temps s’apparente à une véritable lettre de cachet : elle n’émanera pas de juges décidant au nom du peuple français mais sera discrétionnairement abandonnée à une commission dont la décision échappera aux principes fondateurs de notre Droit.

Intervenant au terme d’une condamnation à un emprisonnement d’une durée minimale de quinze années, cette “rétention de sûreté” vise surtout à dissimuler l’inefficacité de la prison en France et fait courir d’évidents risques d’arbitraire.

La profession d'avocat, qui a alerté les Commissions des Lois de l’Assemblée Nationale et du Sénat des dangers de cette innovation, estime inacceptable en l’état actuel de sa formulation, le projet de loi ainsi examiné.

 
© Conseil National des Barreaux | Création  Pix-m 2003    (v2.7)